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Mondial 2026 : À New Brunswick, le maire se met aux couleurs des Lions

À la veille du match couperet face à l’Irak, le Sénégal a reçu un soutien inattendu mais appuyé dans son camp de base du New Jersey même si le pays de la Téranga va jouer à Toronto (Canada). Jeudi, le maire de New Brunswick, James M. Cahill, a ouvert les portes de sa ville aux envoyés spéciaux sénégalais et affiché, sans détour, sa sympathie pour les Lions. Entre hospitalité institutionnelle, clin d’œil politique et promesse de coopération, l’édile a transformé une simple rencontre protocolaire en déclaration d’estime.

À quelques heures du troisième et dernier match de poule du Sénégal dans ce Mondial 2026, James M. Cahill, maire de la ville hôte des Lions, a reçu un groupe de journalistes sénégalais membres de l’ANPS et de l’Association de la presse sénégalaise basée à New York. Et le message du premier magistrat local a été limpide : New Brunswick a adopté le Sénégal.

« Nous sommes honorés et très heureux de recevoir l’équipe du Sénégal. C’est un grand plaisir de voir les Lions évoluer ici. Nous sommes tous derrière le Sénégal », a lancé l’édile. Depuis l’installation de la délégation sénégalaise dans cette ville du New Jersey, les marques d’attention se multiplient, comme si New Brunswick s’était, le temps d’un Mondial, mise au diapason du pays de la Téranga.

Une ville hôte qui soigne son image

James M. Cahill n’a d’ailleurs pas manqué de valoriser les atouts de sa municipalité, vieille de plus de trois siècles. Éducation, santé, affaires, arts, cinéma, sport, hospitalité : le maire a déroulé les secteurs qui structurent l’identité de cette cité de plus en plus tournée vers l’international. « Notre population est résiliente et créative », a-t-il insisté, soucieux de montrer que l’accueil du Sénégal s’inscrit dans une vision plus large de rayonnement.

Mais au-delà de l’exercice de communication, cette prise de parole révèle aussi une volonté de donner une portée durable à la présence sénégalaise. Cahill a ainsi confirmé l’existence de discussions avec des responsables sénégalais autour de futures coopérations. « Le forum nous a permis d’échanger sur plusieurs domaines, notamment l’économie, la culture et le sport. Nous réfléchissons à des axes de partenariat », a-t-il expliqué. Une manière de transformer une base de camp en passerelle diplomatique.

Le cœur avec les Lions, sans détour

Présent dans une fan zone, le maire n’a pas non plus caché son enthousiasme de supporter de circonstance. « J’espère que le Sénégal gagnera par trois ou quatre buts », a-t-il glissé, sourire en coin, comme un pronostic autant qu’un vœu. Dans un contexte où les Lions jouent leur survie, ce soutien public n’est pas anodin : il donne à la sélection un ancrage local, une chaleur populaire, presque familiale, loin de la froideur logistique d’une grande compétition.

Interrogé sur les restrictions de circulation qui compliquent les déplacements des supporters entre les pays hôtes, Cahill s’est montré plus prudent, renvoyant le sujet à la compétence fédérale. Mais il a conclu sur une note plus affective encore, en saluant la communauté sénégalaise installée à New Brunswick : « Les Sénégalais sont travailleurs, passionnés, ouverts et accueillants. »

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