
Une publication de Seydi Gassama, secrétaire exécutif de Amnesty International Sénégal, relance le débat sur la gestion et la pérennité des initiatives portées par les Premières dames au Sénégal.
Dans un message publié sur Facebook, il propose d’« institutionnaliser les fondations des Premières dames » afin d’éviter certaines dérives observées par le passé. Pour illustrer son propos, il cite le cas de l’hôpital ultra-moderne construit à Ninéfécha, dans la région de Kédougou, sous l’impulsion de Viviane Wade.
Selon lui, cette infrastructure sanitaire, qui avait mobilisé d’importants moyens et équipements médicaux, a été progressivement abandonnée après le départ du pouvoir de Abdoulaye Wade. Un gâchis regrettable dans un contexte où les besoins en santé restent importants, notamment dans les zones rurales.
Aujourd’hui, toujours d’après cette publication, l’établissement aurait été réduit à un simple poste de santé, géré par la commune, avec un personnel minimal composé d’un infirmier chef de poste, d’une sage-femme et d’un agent chargé de la distribution des médicaments.
À travers cette sortie, Seydi Gassama met en lumière une problématique structurelle : l’absence de cadre institutionnel clair pour assurer la continuité des projets initiés par les Premières dames. Il plaide ainsi pour une formalisation de ces fondations, afin de garantir la durabilité des investissements et d’éviter que des infrastructures d’intérêt public ne tombent en désuétude au gré des alternances politiques.
Cette réflexion intervient dans un contexte plus large de redevabilité et de bonne gouvernance, où la question de la gestion des ressources publiques et des initiatives parapubliques reste au cœur du débat national.



