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Moundiaye Cissé : « Une réforme électorale ne peut se faire sans consensus »

Invité de l’émission Point de vue, le directeur exécutif de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé, s’est exprimé sur les tensions autour de la modification des articles L29 et L30 du Code électoral, tout en détaillant les efforts de médiation engagés par la société civile.

Selon lui, cette démarche fait suite à une audience accordée à une délégation de l’opposition, notamment issue du Front pour la défense de la démocratie (FDR), qui a exprimé de fortes inquiétudes sur le fichier électoral, la transparence du calendrier et l’absence de révision régulière des listes. Des préoccupations jugées « légitimes » par Moundiaye Cissé, qui insiste sur la nécessité d’un accès équitable à l’information pour garantir l’égalité entre acteurs politiques.

Face à ces tensions, l’ONG 3D a privilégié une approche de facilitation plutôt que de confrontation. Cette médiation a conduit à une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, au cours de laquelle une ouverture au dialogue a été constatée. Une réunion avec les partis politiques est ainsi prévue pour le 30 avril afin d’examiner l’ensemble des préoccupations liées au processus électoral.

Sur le calendrier électoral, Moundiaye Cissé alerte sur l’urgence d’anticiper les échéances. Il rappelle que les élections locales devraient se tenir entre fin décembre 2026 et fin janvier 2027, appelant à éviter tout retard susceptible de fragiliser le processus démocratique.

Concernant la réforme du Code électoral, notamment les articles L28, L29 et L30, il reconnaît l’existence de zones d’ombre juridiques, en particulier sur les conditions d’éligibilité liées aux condamnations. Toutefois, il met en garde contre toute réforme unilatérale, plaidant pour une démarche consensuelle afin d’éviter une crise de légitimité.

Pour Moundiaye Cissé, la solution passe par un portage institutionnel inclusif sous l’égide de la présidence de la République, en s’appuyant sur les conclusions du dialogue politique et des assises de la justice.

Enfin, il insiste sur la nécessité de clarifier le cadre juridique et de renforcer la concertation autour des réformes électorales, estimant que seule une approche globale et partagée peut garantir la stabilité du système démocratique sénégalais.

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