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Gris Bordeaux critique l’audition de la FSF : « le Sénégal est encore en train de faire fausse route »

La décision de l’Assemblée nationale d’organiser des auditions publiques sur les conditions de préparation, d’organisation et de participation du Sénégal à la Coupe du monde 2026 continue de susciter des réactions. Cette fois, c’est Gris Bordeaux, président de l’Association des lutteurs en activité du Sénégal, qui s’est exprimé pour dénoncer ce qu’il considère comme une mauvaise approche.

Selon lui, le débat ne devrait pas se limiter aux contre-performances de l’équipe nationale, mais plutôt s’intéresser aux fondements de la gouvernance du sport au Sénégal.

« Audition sur la Coupe du monde 2026 ? Le Sénégal est encore en train de faire fausse route », a-t-il lancé, estimant que le pays cherche systématiquement des responsables après chaque échec sportif.

« Le vrai sujet est l’absence d’une doctrine nationale »

Pour Gris Bordeaux, une audition parlementaire ne peut pas évaluer des questions qui relèvent, selon lui, de l’autonomie de la Fédération sénégalaise de football (FSF), des compétences de la FIFA ou encore du pilotage stratégique de l’État.

« À chaque contre-performance, le Sénégal cherche des coupables. C’est la preuve que nous n’avons toujours pas compris ce qu’est une politique sportive. Une audition parlementaire ne peut pas évaluer ce qui relève des compétences de la FIFA, de l’autonomie d’une fédération délégataire ou du pilotage stratégique de l’État. C’est une confusion des responsabilités institutionnelles », a-t-il déclaré.

Le patron des lutteurs en activité estime que le véritable problème est ailleurs.

« Le vrai sujet n’est pas la Coupe du monde 2026. Le vrai sujet est l’absence d’une doctrine nationale de gouvernance du sport. Depuis des décennies, nous pilotons le sport à travers les résultats, les émotions et les crises, plutôt qu’à travers des politiques publiques évaluables », a-t-il soutenu.

Gris Bordeaux conclut en appelant à un changement de paradigme dans la gestion du sport sénégalais.

« Le jour où le Parlement évaluera la qualité des politiques sportives plutôt que les résultats d’une sélection nationale, le Sénégal aura enfin franchi un cap en matière de gouvernance du sport », a-t-il affirmé.

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