Qualifié pour une deuxième finale en une semaine après son succès autoritaire face à Teungueth FC (2-0), Diambars surfe sur une dynamique impressionnante. Leader de Ligue 2, finaliste en Coupes, le club formateur renaît avec fracas.
Rien ne semble pouvoir freiner Diambars. Emportés dans une spirale de performances maîtrisées, les Académiciens ont balayé Teungueth FC (2-0) pour s’offrir une deuxième finale en une semaine, symbole d’un collectif lancé à pleine vitesse. Une victoire nette, maîtrisée, presque clinique, symbolisée par les réalisations de Vincent Mané (37e) et El Hadj Diallo (80e).
Dans cette compétition réservée aux U20, avec un soupçon d’expérience autorisé, les poulains d’Abdoulaye Seck « Baresi », ancien joueur de Niarry Tally, ont imposé leur tempo. Organisation, intensité, justesse technique : tout y était. Déjà victorieux sur ce même terrain en quart de finale de la Coupe du Sénégal (2-1, le 16 avril), ils confirment une forme d’aisance presque insolente loin de leurs bases.
Une machine lancée sur trois fronts
Ce succès propulse Diambars vers une deuxième finale en l’espace d’une semaine, après celle de la Coupe du Sénégal validée mercredi dernier. Un enchaînement qui en dit long sur la profondeur et la cohérence du projet. Car dans le même temps, le club trône en tête de la Ligue 2 à cinq journées du terme, porté par une série de trois victoires consécutives.
Le rêve d’un triplé (montée, Coupe du Sénégal, Coupe de la Ligue) n’est plus une utopie. Il devient une trajectoire crédible.
Cette dynamique récompense une restructuration en profondeur porté par le fils de Seydou Bocar Seck, Seydou Bocar Seck, qui a repris en main la gestion du club après la maladie de son père. L’arrivée de Chérif Sadio au développement, la promotion d’Assane Faye chez les seniors, ou encore la confiance accordée à de jeunes techniciens comme Abdoulaye Seck avec les U20 ont redonné un cap clair à l’institution. Assane Faye, pur produit de la maison, a réinjecté une identité de jeu : structurée, mobile, ambitieuse.
Renaissance d’un modèle
Au-delà des résultats, c’est tout un symbole qui renaît. Diambars, champion en 2013, relégué il y a deux ans, retrouve son ADN : former, jouer, gagner. L’académie qui a révélé Idrissa Gana Guèye, Kara Mbodj ou encore Pathé Ciss réaffirme sa place dans l’écosystème sénégalais.
Mais l’essentiel reste à faire. Entre la gestion physique, la pression des finales de Coupe de la Ligue (17 mai) et de Coupe du Sénégal (24 mai) qui vont se jouer en l’espace d’une semaine et la lutte pour la montée, chaque détail comptera. L’ouragan Diambars souffle fort, mais devra désormais prouver qu’il peut durer.
Car une renaissance ne se raconte pas seulement : elle se confirme dans les trophées.



