À LA UNEBASKETBALLBASKETBALLSPORT

Basket sénégalais : Raoul Toupane entre flou administratif et ardoise impayée

Entre indemnités impayées et succession bloquée, la Direction technique nationale du basket sénégalais navigue à vue. Raoul Toupane, toujours en poste sans réelle légitimité clarifiée, incarne malgré lui les lenteurs administratives d’un secteur pourtant stratégique à l’approche de Dakar 2026.

Dans les couloirs du stadium Marius Ndiaye, le paradoxe a fini par s’installer. Officieusement sur le départ mais toujours en fonction, Raoul Toupane continue de piloter la Direction technique nationale du basket sénégalais, près de deux ans après sa prise de fonction au lendemain de l’Afrobasket féminin 2023. Une situation transitoire qui s’éternise, sur fond de blocage administratif et de tensions financières.

Car pendant que le ministère des Sports a entériné la nomination de Souleymane Diallo à la tête de la DTN du football, le dossier du basket reste en suspens. Proposé par la Fédération sénégalaise de basketball (FSBB), Parfait Adjivon attend toujours la signature de l’arrêté ministériel. Selon plusieurs sources, le document est toujours sur la table de la ministre des Sports, Khady Diène Gaye, sans qu’aucune échéance ne soit officiellement avancée.

Ce flou institutionnel a des conséquences concrètes. D’abord pour Toupane lui-même, qui, en dépit de son statut incertain, continue d’occuper son bureau et d’assumer ses missions. Mais aussi parce que le technicien court depuis plusieurs mois derrière le paiement d’indemnités que la FSBB tarde à honorer. Une situation délicate pour un cadre qui a longtemps servi le basket sénégalais et dont l’expertise reste sollicitée.

Dans ce contexte, difficile de tourner la page. En attendant la formalisation de sa succession, Toupane poursuit le travail engagé, notamment sur le développement du basket 3×3, discipline devenue olympique et axe stratégique dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Un chantier majeur, symbole des ambitions du Sénégal sur la scène internationale.

Mais cette transition interminable interroge. Entre lenteurs administratives, responsabilités floues et engagements financiers non respectés, c’est toute la gouvernance technique du basket sénégalais qui se retrouve fragilisée. Et à mesure que l’échéance de 2026 approche, le temps, lui, ne joue plus en faveur de l’immobilisme.

Auteur/autrice

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Activer les notifications OK Non merci