
Dette à 132 % du PIB : le lourd héritage économique qui attend Al Aminou Lo
À peine nommé Premier ministre en remplacement d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo se retrouve confronté à l’un des défis les plus complexes de son mandat : la gestion d’une situation économique et financière sous forte pression.
Le nouveau chef du gouvernement hérite en effet de finances publiques fragilisées par un niveau d’endettement particulièrement élevé. Selon les chiffres relayés par RFI, la dette publique sénégalaise atteindrait désormais 132 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau qui pèse lourdement sur les marges de manœuvre budgétaires de l’État.
L’urgence est d’autant plus grande qu’une importante échéance financière attend le Sénégal dans les prochaines semaines. D’ici juillet 2026, le Trésor public devra mobiliser près de 1 200 milliards de francs CFA pour faire face au service de la dette. Ce montant représente à lui seul l’équivalent d’environ trois mois de recettes budgétaires de l’État.
Cette contrainte financière constitue le premier grand test pour Al Aminou Lo, économiste de formation et ancien haut cadre de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Réputé pour sa maîtrise des questions monétaires, financières et budgétaires, il devra rapidement rassurer les partenaires financiers du Sénégal tout en trouvant des solutions pour préserver les investissements publics et soutenir l’activité économique.
Au-delà du remboursement de la dette, le nouveau Premier ministre devra également composer avec les attentes sociales, les besoins de financement des secteurs prioritaires et les négociations en cours avec les partenaires techniques et financiers du pays.
Son arrivée à la Primature intervient ainsi dans un contexte où la stabilité macroéconomique, la soutenabilité de la dette et la relance de la croissance figurent parmi les principaux enjeux du nouveau gouvernement.



