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BAL : Ville de Dakar se heurte au mur tunisien

Pour son baptême dans la Conférence Sahara, l’ASC Ville de Dakar espérait poser sa griffe. Elle a surtout mesuré l’exigence du très haut niveau. Battus par un Club Africain plus dense et plus mature (79-85), les hommes de Moustapha Gaye ont alterné promesses et approximations. Une première sortie frustrante, révélatrice aussi des chantiers à ouvrir.

Le grand saut avait des allures de test grandeur nature. Il a surtout pris la forme d’un rappel brutal. Pour son entrée dans cette saison 6 de la Basketball Africa League, l’ASC Ville de Dakar a plié devant le Club Africain de Tunis (79-85), vendredi à Rabat, au terme d’un match où l’enthousiasme sénégalais a souvent buté sur le réalisme tunisien.

Le début avait pourtant quelque chose d’encourageant. Un 9-5 inaugural, de l’énergie, des intentions, une circulation intéressante. Puis le décor a changé. Le Club Africain a serré les lignes, puni les flottements et repris la main pour empocher le premier quart (18-25), avant d’installer sa maîtrise jusqu’à la pause (37-44).

Là où Ville de Dakar voulait jouer vite, les Tunisiens ont joué juste. Là où les Dakarois cherchaient l’impact, les rebonds leur échappaient (33 contre 42). Et surtout, le tir longue distance a viré au supplice : 5 sur 21 derrière l’arc, soit 23 %, trop peu pour exister durablement dans une ligue où l’adresse pèse comme une sentence.

Samba Damy Fall pour éclairer une après-midi grise

Tout n’a pourtant pas sombré. Il y eut ce sursaut dans le dernier quart, ce passage où les Dakarois sont revenus à 63-67 et ont cru réécrire le scénario. Portée par un Samba Daly Fall incandescent (20 points, 3 rebonds), meilleur marqueur sénégalais, le club de la Municipalité a entrouvert la porte.

Mais dans le money-time, le Club Africain a rappelé pourquoi il voyage avec un pedigree continental malgré son statut de novice mais porte mais par le duo Omar Abada et Jesse Jones Jr, auteurs de 21 points chacun. Un run, dix points d’avance à deux minutes du terme (67-77), puis le verrou. Rideau.

Ce revers dit quelque chose d’utile : Ville de Dakar n’a pas été balayée, elle a été punie sur les détails qui séparent les ambitieux des installés. L’adresse, la dureté intérieure, l’apport encore intermittent de certaines recrues… autant de zones grises qu’il faudra éclaircir vite.

Dans un format aussi compact, le temps n’attend personne. Et voilà déjà Al Ahly sur la route ce dimanche. Pas exactement l’adversaire idéal pour panser une première blessure.

Mais c’est peut-être là que commence vraiment une campagne BAL.

Lamine Mandiang DIEDHIOU

Auteur/autrice

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