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Mondial 2026 – Ismaïl Jakobs : « Il faut accepter cette pression et y répondre sur le terrain »

Présent aux côtés de Pape Thiaw en conférence de presse à la veille du match décisif contre l’Irak, Ismaïl Jakobs a endossé le costume de porte-voix d’un groupe sénégalais au bord du précipice. Lucide sur la situation des Lions, le latéral gauche a assumé la pression d’un rendez-vous couperet tout en rappelant ce que représente une Coupe du monde et la nécessité, pour le Sénégal, de ne pas se renier.

À l’heure de se présenter devant la presse, Ismaïl Jakobs n’a pas tenté de contourner l’essentiel. Le Sénégal joue sa survie dans ce Mondial face à l’Irak, et le latéral gauche l’a dit sans fard : « Oui, il y a forcément de la pression, parce qu’en cas de défaite, nous serons éliminés. » Une évidence, presque brutale, mais que le joueur de Galatasaray a aussitôt voulu replacer dans une logique de compétiteurs. « Je pense que tout le monde dans ce groupe sait gérer ce type de contexte. Nous l’avons déjà vécu, notamment lors de la CAN au Maroc, ou dans d’autres matches à fort enjeu. Il faut accepter cette pression et y répondre sur le terrain. »

Aux côtés de Pape Thiaw, Jakobs a surtout cherché à maintenir un cap, sans nier la déception née des deux premières sorties. « Bien sûr, c’est toujours très décevant d’enregistrer de tels résultats », a-t-il reconnu. Mais pas question, pour lui, de jeter à la poubelle ce que les Lions ont produit depuis le début du tournoi. « Il faut aussi rappeler que nous avons affronté deux grandes équipes. Contre la France, notamment, nous avons réalisé une très bonne première période. Sur l’ensemble de ces deux matches, nous avons montré de bonnes choses, même si nous ne sommes évidemment pas dans la situation que nous espérions. »

Dans son expression, il y avait moins de résignation que de la fermeté. Jakobs a insisté sur la capacité du groupe à se relever, en s’appuyant sur ce mélange d’expérience et de jeunesse qui compose aujourd’hui la sélection. « Personne n’a envie d’être à cette place. Maintenant, il faut relever la tête. Nous avons dans ce groupe des joueurs d’expérience, mais aussi beaucoup de jeunes avec énormément d’envie. Tout le monde veut continuer cette Coupe du monde, et nous ferons le nécessaire demain. »

Car pour lui, ce Mondial reste d’abord un sommet. « La Coupe du monde, c’est évidemment la plus grande scène sur laquelle un joueur puisse évoluer. Ce n’est pas forcément la compétition la plus difficile à disputer, mais c’est sans doute la plus prestigieuse, parce que tout le monde rêve d’y participer. » Puis il a prolongé l’idée, presque avec admiration : « On y retrouve les meilleures sélections du monde, les meilleurs joueurs… En somme, c’est le plus grand spectacle du football mondial.

Dans cette quête de rebond, Jakobs a aussi tenu à rappeler que le Sénégal ne se présente pas seul. « Les pays africains se soutiennent entre eux. Nous sentons que le continent est derrière nous et qu’il veut nous voir gagner », a-t-il soufflé, comme pour élargir encore la portée du rendez-vous. Et au moment d’évoquer l’héritage de 2002, il a admis ne pas l’avoir vécu en conscience, tout en mesurant son empreinte. « C’est forcément une source d’inspiration pour notre génération. »

Reste désormais à transformer les mots en actes. Là encore, Jakobs a refusé les grandes révolutions : « Je ne pense pas qu’il faille tout bouleverser. Dans de nombreux aspects du jeu, l’équipe fait de bonnes choses. Si nous parvenons à produire un football de qualité et à corriger certains détails, nous serons capables de faire le travail demain. »

Tout est là, finalement : corriger les détails, tenir sous pression, et rester fidèle à soi-même pour ne pas sortir par la petite porte.

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