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Code électoral : fracture chez les non-inscrits, TAS maintient son recours

Le débat autour de la réforme du Code électoral continue de diviser la classe politique. Alors que les députés non-inscrits de Assemblée nationale du Sénégal ont renoncé à saisir le Conseil constitutionnel du Sénégal, malgré leurs critiques sur un texte jugé « suspect » et « politisé », une voix discordante s’élève : celle du député Thierno Alassane Sall (TAS).

Un retrait collectif, mais des réserves persistantes

Dans leur communication officielle, les non-inscrits ont pointé des « failles juridiques » et une certaine « cacophonie » institutionnelle dans le processus d’adoption de la loi. Ils ont également interpellé l’exécutif sur les conditions dans lesquelles la réforme a été votée, sans toutefois aller jusqu’à engager une bataille judiciaire.
Cette posture prudente traduit les hésitations au sein du groupe, partagé entre contestation politique et calcul stratégique.

Thierno Alassane Sall en première ligne

À contre-courant, Thierno Alassane Sall refuse de baisser les bras. Sur le réseau social X, il a confirmé sa volonté de poursuivre la procédure devant le Conseil constitutionnel du Sénégal.

« Le recours est déjà écrit et stabilisé, mais il nous manque des signatures », a-t-il précisé. À ce stade, 13 députés ont apposé leur signature, alors que 17 sont nécessaires pour valider la saisine.

L’élu lance ainsi un appel à ses collègues : « Nous sommes toujours dans les délais (…) aucune occasion ne doit être manquée pour empêcher l’introduction d’une loi inconstitutionnelle dans notre ordonnancement juridique. »

Une réforme controversée

Au cœur de la polémique, la modification des articles L29 et L30 du Code électoral. La semaine dernière, les députés du Pastef ont fait adopter un texte supprimant l’article L29 et réécrivant l’article L30, avec pour objectif d’intégrer de nouveaux ayants droit dans le processus électoral.

Une initiative qui suscite de vives critiques de l’opposition et de certains indépendants, qui y voient une réforme à forte portée politique.

Une bataille suspendue aux signatures

Malgré le retrait officiel des non-inscrits, l’option d’un recours constitutionnel reste donc sur la table. Elle dépend désormais de la capacité de Thierno Alassane Sall à mobiliser quatre signatures supplémentaires dans les délais impartis.

Dans un contexte politique déjà tendu, cette séquence illustre une nouvelle fois les lignes de fracture au sein de l’opposition et les enjeux cruciaux liés à la régulation du jeu électoral au Sénégal.

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