
Réintégration à l’Assemblée: « La question est déjà tranchée » selon Ousmane Sonko
La controverse autour de la réintégration de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale et de sa légitimité à en présider les travaux continue d’alimenter les débats politiques et juridiques au Sénégal. Entre interprétations divergentes et recours annoncés, le dossier reste au cœur de l’actualité institutionnelle.
Invité ce lundi sur RFI, le leader du PASTEF a adopté une posture de réserve face aux questions liées à une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel par ses adversaires politiques. Refusant de s’engager dans la polémique, il a indiqué attendre sereinement la position de la juridiction.
Sur le plan juridique, Ousmane Sonko s’appuie sur une décision antérieure rendue le 27 novembre 2024 par le Conseil constitutionnel, qu’il considère comme déterminante dans l’affaire. Selon lui, cette décision ayant proclamé les résultats définitifs des élections législatives reconnaît implicitement sa qualité de député en tant que tête de liste de PASTEF.
« Je pense que c’est le Conseil constitutionnel lui-même qui, le 27 novembre 2024, a proclamé les résultats définitifs », a-t-il rappelé, estimant que la juridiction était pleinement informée de sa situation institutionnelle au moment de statuer.
Dans son argumentaire, l’ancien Premier ministre soutient que cette décision met un terme au débat. Il affirme également que la jurisprudence constante du Conseil constitutionnel limite sa compétence aux questions liées à l’organisation interne de l’Assemblée nationale, excluant ainsi certains contentieux politiques.
En attendant d’éventuelles nouvelles procédures, le débat reste ouvert entre lecture juridique stricte et interprétations politiques opposées, dans un contexte institutionnel toujours sous tension.



