
Alioune Badara Faty à Mazembe : le bras de fer prend une tournure juridique
Le séjour d’Alioune Badara Faty au TP Mazembe connaît un nouveau rebondissement. Arrivé à Lubumbashi en 2023, le gardien sénégalais est aujourd’hui au cœur d’un différend contractuel avec le club congolais, porté devant les instances de la FIFA. Une procédure qui intervient alors que sa situation sportive s’est également compliquée.
Une prolongation jusqu’en 2027 après sa blessure
Vainqueur de la CAN 2021 et du CHAN 2022 avec le Sénégal, Alioune Badara Faty avait rejoint le TP Mazembe en 2023 après son passage au Casa Sports.
En mai 2025, alors qu’il venait de subir une grave blessure à l’entraînement, le gardien sénégalais avait reçu la confiance de la direction des Corbeaux.
Son contrat avait été prolongé de deux saisons supplémentaires, portant son engagement avec le club de Lubumbashi jusqu’en juin 2027.
Quelques mois plus tard, en septembre 2025, Faty avait été opéré avec succès en Belgique. S’en était suivie une longue période de rééducation avec, pour objectif, un retour progressif à la compétition.
Un différend autour d’une prime de signature
Alors que le portier travaillait à son retour, un différend financier est apparu entre les deux parties.
Selon les informations rapportées par Foot RDC, Alioune Badara Faty réclamait notamment le paiement d’une prime de signature prévue lors de son arrivée au TP Mazembe en 2023.
Faute de règlement, le joueur, conseillé par un avocat basé en Suisse, a décidé de saisir les instances compétentes de la FIFA afin de faire valoir ses droits.
Le dossier a ainsi été porté devant la Chambre de résolution des litiges de la FIFA, compétente pour traiter certains litiges contractuels internationaux opposant notamment joueurs et clubs.
La FIFA demande le paiement de 25 000 dollars
Le dossier a connu une première évolution le 7 septembre 2026.
D’après les informations de Foot RDC, la FIFA a adressé une correspondance au TP Mazembe lui demandant de verser 25 000 dollars américains à Alioune Badara Faty au titre de la prime de signature concernée par le litige.
Le club congolais dispose, selon cette décision, d’un délai de 45 jours pour procéder au règlement de la somme.
Cette décision constitue une étape importante dans le différend qui oppose le gardien sénégalais à son club.
Faty désormais doublure de Marc Diouf
Sur le terrain, la situation du champion d’Afrique sénégalais s’est également compliquée.
La fin de la saison dernière avait pourtant laissé entrevoir une possibilité de retour dans la hiérarchie. Faty avait notamment été titularisé lors de la dernière journée du championnat face au CS Don Bosco.
Mais le début de l’exercice 2026-2027 a changé la donne. Désormais devancé par Marc Diouf, le gardien sénégalais occupe le rôle de doublure.
Lors des deux premières rencontres officielles du TP Mazembe cette saison en Ligue des champions de la CAF, Faty est ainsi resté sur le banc.
Le camp de Faty évoque une « injustice »
Les agents et conseils juridiques du joueur considèrent cette situation comme une profonde injustice. Son entourage estime notamment que sa mise à l’écart pourrait être liée à la procédure engagée devant la FIFA pour réclamer les 25 000 dollars.
Cette interprétation reste toutefois celle du camp du joueur. À ce stade, aucun élément ne permet d’établir que les choix sportifs du staff du TP Mazembe constituent une mesure de rétorsion en lien avec la procédure FIFA.
Un avenir désormais incertain à Mazembe
Sous contrat avec le TP Mazembe jusqu’en juin 2027, Alioune Badara Faty se retrouve donc dans une situation délicate.
Le gardien sénégalais doit désormais composer avec un différend contractuel soumis à la FIFA, une décision portant sur le paiement de sa prime de signature et une situation sportive moins favorable.
Reste à savoir si les deux parties parviendront à trouver un accord à l’amiable ou si le bras de fer se poursuivra jusqu’au terme du contrat.
Pour Alioune Badara Faty, l’objectif est désormais double : faire respecter ses droits contractuels et retrouver une place dans les cages du TP Mazembe.



