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BAL : Ville de Dakar entre dans l’arène avec de grandes ambitions

Un an après un apprentissage brutal conclu dès les phases de groupes, l’ASC Ville de Dakar revient en Basketball Africa League (BAL) avec davantage de vécu, un effectif renforcé et un cap assumé : rejoindre enfin le Final 8. Face au Club Africain de Tunis ce vendredi à Rabat, le champion du Sénégal ouvre une campagne où l’ambition devra résister à la densité d’une Conférence Sahara redoutable.

Pour l’ASC Ville de Dakar, l’heure du test grandeur nature a sonné. Ce vendredi à Rabat, dans l’écrin du Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah, le représentant sénégalais lance sa saison 6 de BAL avec un premier choc face au Club Africain. Une entrée immédiate dans le vif du sujet, à l’image d’une Conférence Sahara sans zone de confort.

Le décor est prestigieux, le défi immense. Entre le FUS Rabat, (Maroc), Al Ahly (Égypte), Club Africain (Tunisie), Jeunesse Club Abidjan Kings (Côte d’Ivoire) et Maktown Flyers (Nigeria), le plateau ressemble à un concentré de ce que le basket africain produit de plus dense. Expérience continentale, puissance athlétique, profondeur d’effectif : Ville de Dakar n’aura aucun match de transition.

Mais cette campagne n’a rien d’une simple participation. Elle porte une ambition plus structurée. Éliminée prématurément lors de son baptême du feu en 2025, la formation de la Municipalité veut transformer l’apprentissage en affirmation. Le discours de Moustapha Gaye est à l’image du projet,  mesuré dans la forme et élevé dans les intentions. « L’année dernière, c’était un baptême du feu. Nous avons beaucoup appris. Cette saison, nous repartons sur de nouvelles bases avec davantage d’expérience et de sérénité. L’objectif est de progresser dans le contenu et dans l’organisation. Nous ne venons pas en fanfarons. Nous voulons jouer chaque match avec humilité, mais aussi avec ambition. Nous espérons obtenir de bons résultats ».

Le technicien sénégalais a insisté sur la progression collective, la rigueur tactique et l’humilité compétitive. Mais derrière cette prudence de façade, le recrutement raconte autre chose : Ville de Dakar vise plus haut.

Un effectif riche pour passer un cap

Le casting a de l’allure. Avec Solo Diabaté à la mène, le club s’offre un patron. Son vécu BAL, son contrôle du tempo et son leadership changent le plafond de l’équipe. Axel Toupane apporte, lui, une autre dimension. Son vécu NBA et son exigence défensive donnent une épaisseur rare à ce projet.

À l’intérieur, Ater Majok et Deng Deng installent une densité physique capable de rivaliser avec les grosses cylindrées de la conférence. Protection du cercle, intimidation, présence au rebond : c’est dans ce secteur que Ville de Dakar veut changer de statut. Matthieu Missonnier ajoute encore de la profondeur, pendant que le noyau local (Samba Dali Fall, Bara Ndiaye, Mouhamed Camara ou Mamadou Lamine Diop) garantit identité et continuité.

Cette version 2026 paraît plus mature, plus longue, plus armée. Reste maintenant à le traduire sur le parquet.

L’objectif est limpide : accrocher une des quatre places qualificatives pour le Final 8. Et cela commence dès ce vendredi. Face au Club Africain, il ne s’agira pas seulement de réussir son entrée, mais d’envoyer un signal à toute la Conférence.

Ville de Dakar n’arrive plus pour apprendre. Elle arrive pour exister. Et, peut-être, bousculer la hiérarchie. Dans une BAL où le statut se conquiert plus qu’il ne s’annonce, c’est précisément ce que les hommes de Moustapha Gaye viennent chercher à Rabat.

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